Chaque printemps, des millions de salariés doivent composer avec les allergies au pollen. Éternuements, fatigue, difficultés de concentration… Ces symptômes, souvent banalisés, peuvent pourtant peser sur la productivité et le bien-être au travail. Un enjeu de santé au travail encore sous-estimé par les entreprises.

 

Avec le retour des beaux jours, les allergies saisonnières refont leur apparition. Si elles sont souvent perçues comme un simple désagrément, leurs effets peuvent être bien plus lourds dans le cadre professionnel. Rhinites allergiques, yeux irrités, toux ou congestion nasale perturbent le quotidien de nombreux travailleurs et peuvent affecter leur capacité à se concentrer.

La fatigue est l’un des symptômes les plus fréquents. Les nuits sont souvent moins réparatrices en période de forte pollinisation, ce qui entraîne somnolence et baisse d’attention durant la journée. À cela s’ajoutent les effets secondaires de certains antihistaminiques, parfois responsables de légers troubles de la vigilance. Résultat : des tâches simples demandent plus d’efforts et la productivité peut s’en ressentir.

Pour les entreprises, l’impact n’est pas négligeable. L’absentéisme lié aux allergies, mais aussi le « présentéisme » – ces salariés présents mais moins efficaces en raison de leurs symptômes – représentent un coût souvent invisible. Dans certains secteurs nécessitant une grande concentration ou une interaction constante avec le public, la gêne peut être particulièrement marquée.

Certaines catégories de travailleurs sont également plus exposées. Les salariés exerçant en extérieur, comme les jardiniers, les ouvriers du bâtiment ou les livreurs, subissent directement les pics polliniques. Mais même dans les bureaux, l’air intérieur n’est pas toujours une protection suffisante : le pollen peut facilement pénétrer par les fenêtres ouvertes ou les systèmes de ventilation mal entretenus.

Mieux informer les salariés constitue enfin un levier essentiel. Suivre les bulletins polliniques, adapter certaines activités ou consulter un professionnel de santé peuvent réduire l’impact des allergies sur la vie professionnelle.

À mesure que les saisons polliniques s’allongent sous l’effet du changement climatique, la question pourrait devenir encore plus pressante. Pour les entreprises comme pour les salariés, reconnaître les allergies au pollen comme un véritable enjeu de santé au travail apparaît désormais indispensable.

 

Emilie HERROU BEBIN – DRH

Parrainez un proche

Parrainer

Demandez votre devis

Faire une demande

Postulez Déposez votre CV

Voir les offres

Inscrivez-vous à la newsletter

Rejoignez-nous sur les réseaux