Dans une publication du 19 mars dernier, France AgriMer a relancé un dispositif de soutien au financement des exploitations agricoles, cette fois-ci par la prise en charge du coût de la garantie publique décaissé entre le 21 février et le 31 décembre 2026.
Ce dispositif met en place une garantie de l’État pour faciliter l’accès à des prêts dits « structurels », destinés aux exploitations et coopératives agricoles. L’objectif est clair : aider les structures en besoin ou en phase d’adaptation à obtenir des financements qu’elles auraient du mal à sécuriser seules.
Concrètement, il s’agit de prêts accordés par une banque, mais dont une partie du risque est couverte par l’État. Cela rassure les établissements financiers et augmente les chances d’obtenir un accord, en particulier pour des montants importants ou des situations fragilisées.
Les prêts peuvent servir à plusieurs usages : restructurer des dettes existantes, renforcer la trésorerie, financer des investissements (modernisation, adaptation au changement climatique, évolution des marchés), ou accompagner un plan de redressement. Le dispositif s’adresse donc autant à des structures en difficulté qu’à celles qui anticipent des transformations nécessaires.
Les financements éligibles sont des prêts de 5 à 12 ans, mais également les crédits-baux, ou encore les prêts personnels aux dirigeants. La banque reste décisionnaire du prêt, mais la garantie publique joue un rôle déterminant.
La gestion du dispositif est assurée par FranceAgriMer, qui instruit les demandes. La garantie de l’Etat est octroyée par Bpifrance.
En pratique, les points clés à retenir sont :
- la garantie de l’État facilite l’accès au crédit,
- le dispositif vise des besoins structurels (pas du court terme uniquement),
- un projet argumenté et viable est indispensable,
- la démarche se fait en lien avec votre banque et FranceAgriMer.
Ce dispositif représente une opportunité pour sécuriser des financements dans un contexte économique incertain, à condition d’anticiper et de présenter un projet solide et structuré. Parlez-en à votre conseiller ICOOPA.
Pour le Service Economique, Julien CHENOU, conseiller d’entreprise